Retrouvez les élèves de la Maîtrise du Conservatoire populaire lors d’un magnifique concert aux côtés du choeur universitaire de Lausanne, du Sinfonietta de Lausanne et des solistes, sous la direction de Fruzsina Szuromi à la Cathédrale de Lausanne.
« C’est un chemin bien connu qui est au cœur du Requiem de Duruflé : celui qui mène les défunts à travers les ombres de la mort, jusqu’à leur renaissance au Paradis. Le mouvement est partout, des tourments agités des damnés à la force inéluctable et solennelle qui pousse les défunts – et l’auditoire ! – vers la lumière des cieux. Mais pour suivre ce chemin tortueux, nous pouvons heureusement compter sur les lueurs d’un espoir de repos qui scintillent pour nous, en nous apportant force et réconfort. Cette force, ce réconfort étaient d’autant plus nécessaires en 1947, dans le contexte de lendemain de Seconde Guerre Mondiale dans lequel l’œuvre fut composée, comme un baume à l’horreur de la mort. Joué ici dans son orchestration complète, le Requiem retrouve son envergure véritable et promet un voyage éblouissant.
Ce sont également vers les rayonnements célestes que se tournent les accents passionnés du Hymn of Jesus de Holst. Si sa composition est achevée en 1917, il faut attendre l’après-guerre pour qu’ait lieu la première – acclamée – à Londres en 1920. Une aura de mystère nimbe ces pages gorgées de spiritualité et ponctuées d’un rien d’ésotérisme. À commencer par leur texte non conventionnel, en anglais, que Holst contribua lui-même à traduire depuis l’ensemble de fragments apocryphes en grec ancien connus sous le nom des Actes de Jean. La musique, intense, parfois violente, toujours grandiose, est soutenue par un orchestre expressif et puissant permettant au double chœur de faire resplendir cette œuvre envoûtante.
Dans ces deux œuvres, la lumière est partout : tantôt frémissante et fuyante, tantôt éclatante de majesté et de solennité, elle inonde ce programme dans un foisonnement d’émotions. Elle se matérialise tant par la tonalité majeure qui nappe les deux œuvres, que par leur emploi d’un chœur d’enfants aux voix cristallines et d’un instrument usuellement peu employé, le célesta, dont les notes perlées évoquent admirablement le scintillement des étoiles et des cieux.
Aux atroces réalités de deux guerres mondiales, c’est par la beauté, le réconfort et l’espoir que décident de répondre ces deux compositeurs… Soutenues par une orchestration riche et opulente très similaire, les voix des hommes, des enfants et des anges se font écho et se rejoignent en cascades dans une musique qui a définitivement quitté la Terre pour s’élever dans les aurores. »
Infos pratiques
Mardi 12 mai à 20h
Cathédrale de Lausanne